Projet à l’occasion du centenaire de la 1ère Guerre Mondiale (1914-1918)


photo centenaire 2L’objectif de ce projet est de sensibiliser tous les élèves intéressés par le vécu émotionnel et humain à la commémoration de la Grande Guerre.

Les élèves ont répondu avec leurs mots et leur vécu d’aujourd’hui au courrier des poilus écrits il y a 100 ans. Cet écart dans le temps a favorisé une prise de conscience de l’impact d’un conflit mondial sur la vie quotidienne, les sentiments et les émotions de chacun, notamment au sein d’une même famille.

Une exposition a eu lieu au CDI jusque fin mai 2015.

 

Un travail artistique a été mené :

photo centenaire 3Nous avons travaillé autour du sujet des « gueules cassées », notre entrée se voulait avant tout émotionnelle et humaine.

Les élèves sont partis de photos de « gueules cassées » (ayant bénéficié de la chirurgie esthétique de l’époque) et de masques de photo centenaire 4différentes cultures pour réaliser à la fois un collage et un masque en terre et céramique.

La « proximité plastique et symbolique » entre le masque africain et la gueule cassée – a été relevée par les surréalistes en leur temps, notamment par Georges Bataille. Kader Attia a également œuvré en ce sens.

Les « Gueules cassées »

photo centenaire 8

L’expression « Gueules cassées » inventée par le Colonel Picot, président de l’Union des Blessés de la face et de la Tête, désigne les survivants de la 1ère guerre mondiale ayant subi des blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au niveau du visage. En effet, ils ont été pour la plupart défigurés.

Cette expression désigne également des hommes mais aussi des femmes profondément marqués psychologiquement par ces blessures. Ils ont été « réparés » physiquement mais psychologiquement ils sont restés blessés très profondément.

photo centenaire 9Cette époque d’après-guerre marque les débuts de la chirurgie réparatrice et esthétique. La chirurgie reconstructrice avait pour ambition de gommer, des visages, les stigmates de la guerre. Il incombait aux chirurgiens de faire retrouver aux soldats le visage d’avant, originel, intact, idéal voire idéalisé. Les photos de l’époque montrent que tel n’a pas été le cas.

 

Quelques exemples de textes